[Témoignage] Rencontre avec Anna GBEDEMAH

ALL SPONSORED a été à la rencontre d’Anna GBEDEMAH, responsable de la section basket au sein d'une maison de quartier de Bordeaux, l'Union Saint Jean. 

Malgré le confinement, le nombre de licenciés a augmenté à la rentrée. Les inscriptions pour la saison 2020-2021 ont explosé ! Pour certaines catégories, le nombre d'inscrits est passé du simple au double.

Aujourd'hui, l'association dispose d'environ 200 licenciés pour le secteur basket.

Anna nous indique même qu'elle a ouvert en septembre dernier des séances d'éveil pour les moins de 3 ans.  

 

Le confinement n’a donc pas effrayé tous  nos sportifs et la vie sur les terrains à repris son cours  à un rythme effréné avec des entraînements acharnés. Les premières compétitions sont annoncées pour le 27 octobre en Gironde, tout allait donc pour le mieux. 

« On nous coupe l’herbe sous le pied, nos objectifs sont revus à la baisse … nous ne pouvons qu’attendre. »

Mais c’était sans compter sur la mauvaise nouvelle du mercredi 23 septembre. Coup de massue pour les clubs amateurs et les associations de la Gironde. La préfecture annonce la fermeture des gymnases et des salles de sports… 

Anna ne réalise pas et croit dans un premier temps à une blague lorsqu’un collègue lui annonce la nouvelle : « On nous coupe l’herbe sous le pied, nos objectifs sont revus à la baisse … nous ne pouvons qu’attendre. »

L’ensemble du staff, soit 7 bénévoles quotidiennement, 2 services civiques et 4 stagiaires sans oublier les licenciés, se retrouvent en stand-by.

La maison de quartier cherche alors des alternatives et l’idée d’organiser des matchs et des entraînements sur des terrains multisports de quartier émerge rapidement. Mais un problème de taille se présente, le temps… Nous sommes fin septembre, l’automne vient d’arriver. Jouer au basket sous la pluie semble légèrement injouable… Les licenciés se retrouvent donc à la case départ. “Les compétitions de ligues régionales sont maintenues mais comment aller faire un match sans s’être entraîné ?”

La solidarité mise en avant 

Heureusement, l’esprit solidaire et collaboratif de la maison est bien présent ! Les parents ne se révoltent pas et ne demandent pas un remboursement de la cotisation de leurs enfants. Au contraire, les messages de soutien se multiplient et chacun est à l’affût de la levée de ces fermetures. “J’ai eu la mairie au téléphone, personne ne nous donne de réponse…”.

Encore combien de temps avant d’avoir des nouvelles ? Anna nous informe que tout un programme était prévu et que des stages étaient organisés pour les vacances de la Toussaint. Plusieurs se sont déjà inscrits, nous explique-t-elle.

La responsable basket de l’USJ ne comprend pas pourquoi les gymnases pour les écoles sont eux maintenus ouverts : « Nous avons appliqué le protocole comme toute autre structure, pourquoi avons- nous été amputé plus que les autres ?”

Aujourd’hui, la maison de quartiers et ses adeptes ont dû se sentir soulagé après les annonces du 12 octobre 2020 permettant aux gymnases d'ouvrir à nouveau leurs portes aux mineurs pratiquant en association sportives. Un soulagement tellement les adhérents ont croisé les doigts et attendu de pied ferme les annonces de la préfecture. 

Ces prochains jours, Anna devrait reprendre une activité plus classique. Elle va pouvoir reprendre ses interventions en classe basket de la 6ème jusqu’à la 3ème et l’animation des périscolaires. Il est bien évidemment trop tôt pour dire si l’avenir de l’Union Saint Jean est menacée mais nous espérons pour eux que la situation ne va pas se reproduire d’ici quelques jours et que ces deux semaines n'étaient qu’une courte pause…

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