Quand les clubs amateurs vivent dans la peur de la baisse de licenciés

Avec la baisse des subventions publiques et la COVID-19 le sport amateur fait face ces dernières années à une actualité qui pousse les dirigeants d’associations à faire preuve d’ingéniosité au moment de composer le budget annuel. Malheureusement ces dernières saisons les problématiques budgétaires sont devenues routinières.

Pour autant, si la COVID-19 bouscule l’équilibre financier, elle bouscule aussi quelque chose de nouveau : le nombre de licenciés.

Si la COVID-19 bouscule l’équilibre financier, elle bouscule aussi quelque chose de nouveau : le nombre de licenciés.

 

Les dirigeants tentent de rassurer les familles pour stabiliser le nombre d’adhérents

 

Si les clubs urbains de premier plan où les places ne sont pas acquises, ne semblent pas souffrir pas de cette crainte, il y a les autres.

Ceux pour qui chaque année il faut communiquer, aller dans les écoles, mener des actions, participer aux forums de rentrée pour motiver de nouveaux adhérents. En cette période les clubs voient leurs actions limitées ou supprimées s’ils sont localisés en « zone rouge ». De plus en ce début de saison, les responsables associatifs font face à des familles qui s’interrogent au moment de régler une cotisation annuelle sachant que la pratique peut s’arrêter dans quelques semaines selon l’avancée de la pandémie en France. Face à cela, les dirigeants tentent de rassurer les familles pour stabiliser le nombre d’adhérents. Chaque club met le protocole sanitaire en avant. Certains prennent même des engagements de remboursement partiel au titre de leur propre association ! Comment vont-ils pouvoir faire s’ils doivent rembou-rser 50,00% d’une cotisation dont près de 80,00% vont immédiatement à la fédération. Le fait de faire adhérer un pratiquant peut en ce cas rapidement devenir un coût pour la structure !

Sauvons nos licenciés par la confiance

Il n’est plus a démontré les bienfaits du sport associatif pour la société : éducation, santé, bien-être, vivre ensemble.

Le ministère tente de se montrer présent grâce à une campagne de communication pour la promotion du sport : Envie de sport. Ceci est positif pour aider les clubs à montrer leur présence mais il faut aussi donner de la confiance ! J’appelle les fédérations à prendre des engagements forts. Si les compétitions sportives ne peuvent plus se tenir en raison de la pandémie, il faut rembourser les cotisations au prorata de ce qui a été joué. Les foyers les plus modestes sont directement impactés par la crise économique. Les pratiquants ne peuvent pas être la caution financière des associations. Ce n’est pas leur rôle et ils n’en sont pas capables. Le succès modeste de l’appel aux dons « Soutiens ton club » de la Fondation du sport la démontré.

Soyons sportifs, soyons actifs

Le gain de licenciés est en hausse ces cinq dernières années grâce à un travail local de fourmi et aux grands succès nationaux de grands champions. Les enjeux à venir pour le sport en France sont majeurs, ne regrettons pas ces prochaines années d’avoir coupé l’élan par l’inactivité. L’inactivité n’a jamais permis aux sportifs d’atteindre leurs objectifs.


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